Le MR opte résolument pour l'interculturalité basée sur le respect des valeurs communes et l'interdiction des signes extérieurs d'appartenance religieuse, philosophique ou politique dans le secteur public et l'école officielle.
Le groupe de travail sur notre futur modèle de société mis en place au sein du Mouvement Réformateur vient de conclure ses activités et ses consultations en optant résolument pour le modèle interculturel basé sur un socle de valeurs communes à respecter par tous et sur l'adoption de dix propositions pour « favoriser le vivre ensemble. »
Dans la neutralité et l'impartialité.
Ces propositions incluent l'interdiction du port de tout signe « convictionnel », c'est-à-dire évocateur d'une religion, quelle qu'elle soit, d'une appartenance politique ou philosophique par les personnes employées dans les administrations, les entreprises publiques, l'enseignement, les assemblées élues, ainsi que par tous les élèves de l'enseignement officiel, garçons et filles.
Ceci dans un esprit de tolérance, d'émancipation, de respect de l'égalité des chances, de socialisation, d'intégration.
C'est ce qu'ont expliqué mercredi lors d'une conférence de presse Daniel Bacquelaine, chef de groupe MR à la Chambre des Représentants, et Didier Gosuin, Président du groupe MR au Parlement bruxellois et Député de la Communauté française.
« L'heure du débat est là, le moment est venu de faire preuve de courage politique, ne laissons pas s'amplifier les tensions en excitant les communautarismes, que certains partis mettent fin à leur course effrénée à l'électoralisme... Nous sommes contre toute discrimination, dans le travail, le logement, l'éducation, nous sommes pour l'école où s'échangent les valeurs, » a expliqué Daniel Bacquelaine en présentant les résultats de son groupe de travail qui s'est réuni pendant deux mois à la demande du Président Didier Reynders sur le thème: « Interculturalisme ou multiculturalisme: quel modèle de société pour demain? »